Lettre parue dans « Libération »

par Amine EL KHATMI 23 ans, étudiant en droit (master 2), Français

Lettre à monsieur le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration

Monsieur le ministre,

La sous-direction de l’accès à la nationalité française du ministère que vous dirigez vient de signifier à madame S. Boujrada, ma mère, le classement de son dossier et un refus d’attribution de nationalité. «Vous ne répondez pas aux critères», est-il écrit dans un courrier sans âme que l’on croirait tout droit sorti de l’étude d’un huissier ou d’un notaire.

Ma mère est arrivée en France en 1984. Il y a donc vingt-huit ans, monsieur le ministre, vingt-huit ans ! Arrivée de Casablanca, elle maîtrisait parfaitement le français depuis son plus jeune âge, son père ayant fait le choix de scolariser ses enfants dans des établissements français de la capitale économique marocaine.

Elle connaissait la France et son histoire, avait lu Sartre et Molière, fredonnait Piaf et Jacques Brel, situait Verdun, Valmy et les plages de Normandie, et faisait, elle, la différence entre Zadig et Voltaire ! Son attachement à notre pays n’a cessé de croître. Elle criait aux buts de Zidane le 12 juillet 1998, pleurait la mort de l’abbé Pierre.

Tout en elle vibrait la France. Tout en elle sentait la France, sans que jamais la flamme de son pays d’origine ne s’éteigne vraiment. Vous ne trouverez trace d’elle dans aucun commissariat, pas plus que dans un tribunal. La seule administration qui pourra vous parler d’elle est le Trésor public qui vous confirmera qu’elle s’acquitte de ses impôts chaque année. Je sais, nous savons, qu’il n’en est pas de même pour les nombreux fraudeurs et autres exilés fiscaux qui, effrayés à l’idée de participer à la solidarité nationale, ont contribué à installer en 2007 le pouvoir que vous incarnez.

La France de ma mère est une France tolérante, quand la vôtre se construit jour après jour sur le rejet de l’autre. Sa France à elle est celle de ces banlieues, dont je suis issu et que votre héros sans allure ni carrure, promettait de passer au Kärcher, puis de redresser grâce à un plan Marshall qui n’aura vu le jour que dans vos intentions. Sa France à elle est celle de l’article 4 de la Constitution du 24 juin 1793 qui précise que «tout homme – j’y ajoute toute femme – né(e) et domicilié(e) en France, âgé(e) de 21 ans accomplis,tout(e) étranger(e) âgé(e) de 21 ans accomplis, qui, domicilié(e) en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse un(e) Français(e), ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard, tout(e) étranger(e) enfin, qui sera jugé(e) par le corps législatif avoir bien mérité de l’humanité, est admis(e) à l’exercice des droits de citoyen français». La vôtre est celle de ces étudiants étrangers et de ces femmes et hommes que l’on balance dans des avions à destination de pays parfois en guerre.

Vous comprendrez, monsieur le ministre, que nous ayons du mal à accepter cette décision. Sa brutalité est insupportable. Sa légitimité évidemment contestable. Son fondement, de fait, introuvable. Elle n’est pas seulement un crachat envoyé à la figure de ma mère. Elle est une insulte pour des millions d’individus qui, guidés par un sentiment que vous ne pouvez comprendre, ont traversé mers et océans, parfois au péril de leur vie, pour rejoindre notre pays. Ce sentiment se nomme le rêve français. Vous l’avez transformé en cauchemar.

Malgré tout, monsieur le ministre, nous ne formulerons aucun recours contre la décision de votre administration. Nous vous laissons la responsabilité de l’assumer. Nous vous laissons à vos critères, à votre haine et au déshonneur dans lequel vous plongez toute une nation depuis cinq ans. Nous vous laissons face à votre conscience.

Quand le souffle de la gifle électorale qui se prépare aura balayé vos certitudes, votre arrogance et le système que vous dirigez, ma mère déposera un nouveau dossier.

Je ne vous salue pas, monsieur le ministre.

Partagez cette information

Réhabilitation des Fusillés pour l’exemple: soutien du Conseil général

La motion que je présentais avec le groupe socialiste, écologiste  et républicain, lundi 21 novembre en séance publique a été adoptée. En voici le texte…

Réhabilitation des Fusillés pour l’exemple

                                                                                                                                                                                                         Le Conseil Général,

 Rappelant que pendant la Première guerre mondiale, 2 400 soldats furent condamnés à mort pour refus d’obéissance, mutilations volontaires, désertion, abandon de poste devant l’ennemi, délit de lâcheté ou mutinerie.

 Rappelant que 600 furent fusillés et les autres condamnés à des peines de travaux forcés, de déportation vers des bagnes et chantiers coloniaux, de détention dans des forteresses ou camps militaires ou encore un retour au front. D’autres furent sommairement abattus sans procès. Leur nombre est inconnu.

 Rappelant que le commandement avait ainsi décidé de réprimer la rébellion par des exécutions capitales et, dans ce contexte extrême que fût la Première Guerre Mondiale, de nombreuses condamnations furent décidées de façon sommaire, parfois même sans passer par le conseil de guerre.

 Considérant que les familles de ces soldats se sont vues refuser les pensions militaires et subir l’opprobre de la société.

Considérant que les soldats ne sont pas partis en août 1914 la fleur au fusil. Dès septembre 1914, devant l’incurie, l’incompétence et la couardise de l’État-major, les premiers régiments se mutinaient. La première grande vague des Fusillés pour l’exemple a fait couler son flot de sang.

 Considérant que ces hommes ne sont ni des mutins, ni de ceux qui ont été exécutés pour des motifs de droit commun. Ce sont des soldats qui sont allés jusqu’à l’extrême limite de leurs forces, et dont il est temps de reconnaître la mémoire.

 Considérant qu’à quelques années du centenaire du début de la première guerre mondiale, le temps est venu d’honorer tous les morts, y compris les fusillés pour l’exemple, de faire œuvre de justice et de rétablir l’histoire, conformément à la réalité des faits.

 Notant que grâce aux campagnes menées après la guerre, des condamnations ont déjà été levées mais que beaucoup d’autres cas sont restés dans l’ombre et nombre d’injustices n’ont pas été réparées.

 Attendu que les familles demandent que la lumière soit faite sur le sort d’ancêtres qui font partie des militaires français morts durant la guerre, mais qui n’ont pas eu droit à la mention « mort pour la France ».

 Attendu qu’à ce jour, 11 conseils généraux ont pris position pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple : l’Aisne,  l’Allier, l’Ardèche, la Corrèze, le Doubs, la Haute-Garonne, l’Hérault, la Loire, l’Oise, la Haute-Saône et la Somme.

 Après en avoir délibéré,

 Demande qu’une commission soit mise en place, composée d’historien-ne-s, de juristes, de représentant-e-s d’associations et du service historique de la Défense. Elle examinerait des cas soumis par les familles, des associations ou des chercheur-e-s. A l’issue de ces travaux, les noms de tous les réhabilités seraient inscrits, après accord des familles concernées, sur les monuments aux morts. L’inscription « Mort pour la France » serait transcrite dans les registres d’état civil. L’honneur de ces hommes doit leur être rendu à titre posthume avec toutes les conséquences des droits éventuels.

Partagez cette information

Faire avancer l’égalité réelle en Essonne

Après deux ans de travail concerté, le premier Plan de prévention et de lutte contre les discriminations (PLCD) du Conseil général a été soumis au vote de l’Assemblée départementale en séance publique ce 21 novembre. Ce vote est l’illustration d’un engagement politique fort: le Conseil général constitue un levier sur le territoire pour faire avancer l’égalité réelle entre les citoyens essonniens.

Avec le Président du Conseil général, Jérôme GUEDJ, nous avons souhaité que ce Plan s’articule autour de plusieurs ambitions, au premier rang desquelles l’exemplarité du Conseil général. Nous veillerons, dans tous les domaines de compétences de la collectivité, à être exemplaire et proactif.

Ce Plan est construit pour améliorer le quotidien des Essonnien-ne-s. Les phénomènes discriminatoires doivent être mieux connus. Dans ce cadre, seront notamment mises en place des actions de sensibilisation contre l’homophobie, d’éducation aux images et d’amélioration de la connaissance des migrant-e-s.

Le Plan s’attachera à réduire les inégalités vécues par les personnes discriminées et à permettre aux victimes d’obtenir réparation. En matière d’éducation, d’emploi et de logement, des actions concrètes sont prévues pour réduire les discriminations. L’accès au droit et les outils de lutte contre les discriminations sont encore trop peu connus et utilisés. Nous voulons contrevenir à cet état de fait dans notre département!

Enfin, nous attachons beaucoup d’importance à faire de la PLCD une cause commune sur le territoire. Il faut permettre aux acteurs de la PLCD en Essonne de travailler dans les meilleures conditions. C’est pourquoi nous proposons un soutien financier renforcé, une animation d’un réseau de bonnes pratiques décliné par thématiques et une labellisation de leurs actions pour une meilleure visibilité. Pour les autres partenaires du Conseil général, des formations seront proposées pour qu’ils puissent mettre en oeuvre des actions de PLCD, et veiller à ne pas être eux-mêmes discriminants. Les aides départementales y seront rapidement conditionnalisées.

Plusieurs dispositifs seront expérimentés au niveau local, pour contribuer au débat national: CV anonyme, actions de testing, soutien aux initiatives valorisant le droit de vote et d’éligibilité des étrangers, etc. Et pour évaluer l’impact du Plan sur le territoire, un Observatoire départemental des discriminations sera construit et alimenté.

Peu de collectivités se sont emparées de la PLCD et beaucoup reste à faire aujourd’hui pour convaincre tant sur les constats que sur les outils et leviers à construire. Le vote de ce plan est l’acte fondateur d’un engagement militant du Conseil général contre les discriminations.

Partagez cette information

courrier RER B

Monsieur le Président Directeur Général,
J’inaugurais hier sur le Plateau de Saclay le Pôle commun de recherche en informatique et serai dans quelques semaines, aux côtés de la Région, pour le lancement de son voisin, le laboratoire de recherche Digiteo. Vous le savez, à l’instar de ces deux projets, ce territoire rencontre une dynamique unique tant sur le plan universitaire, scientifique, économique qu’urbain avec la création annoncée de 4000 logements par an, Ces dizaines de milliers de familles devront demain s’appuyer sur un réseau de transport performant et fiable.
Je siégeais cet après-midi au sein du Comité de pilotage de la ligne verte Orly-Versailles du Grand Paris express à Massy où une population croissante attend avec impatience et incertitude les deux gares prévues dans la ville qui ancreront le territoire dans la métropole francilienne.
Mais c’est le Président du Conseil général de l’Essonne, d’un département de grande couronne, pleinement francilien, qui vous témoigne aujourd’hui de la colère des usagers du RER B. Je souhaite ainsi porter la parole de dizaines de milliers d’Essonniens excédés par des transports en commun inadaptés, irréguliers, où l’aléa vaut souvent malheureusement règle, et demander en leur nom des mesures concrètes pour l’amélioration de leurs conditions de transport.
870 000 Franciliens (+ 35% depuis 10 ans) utilisent quotidiennement le RER B. Cette ligne, grande oubliée de l’Ile-de-France, du fait de l’absence de schéma directeur pour sa partie sud, souffre de la vertigineuse dégradation de la qualité de service, jusqu’à atteindre un taux dramatique de 68 % de régularité en 2008. Jusqu’où irons-nous ?
Certes, la récente crise due à la présence d’amiante sur les rames du RER B n’a fait qu’aggraver le malaise profond d’une ligne en survie depuis quelques années et générer une situation incomprise de tous, tant des usagers que du grand public.
Aux côtés du Président du Conseil régional d’Ile-de-France, je vous demande de prendre vos responsabilités, de renouer le dialogue social et d’offrir des garanties réelles à vos agents qui pâtissent également d’un matériel roulant vétuste et d’une ligne en saturation.
De plus, si la première urgence demeure la réhabilitation des rames impactées par l’amiante, je vous demande d’indemniser les usagers au regard des conditions de transport désastreuses de ces derniers jour. Il est en effet incompréhensible que nos concitoyens et les Essonniens soient ainsi victimes d’une telle situation. Je vous saurais donc gré de répondre à ces sollicitations et de faire part d’un calendrier réaliste concernant à la fois ces travaux et le dédommagement.
Mais la ligne B ne saurait se satisfaire de « colmatage » ponctuel, la situation « normale » étant déjà fortement très en deçà des normes de régularité minimale demandée pour les RER. C’est pourquoi, je demande à la RATP, aux côtes du STIF et de la SNCF, d’agir collectivement et efficacement pour améliorer l’offre et la qualité de service de la ligne B. Plus qu’une urgence, ces investissements sont vitaux. Pour de nombreux Massicois et habitants du Plateau de Saclay, le RER B est la seule opportunité de relier la capitale, et éventuellement leur emploi ou leur université. Vivre en banlieue, en grande couronne, ne doit pas constituer un handicap. Cette situation ne peut plus durer. Celle-ci pèse en effet fortement sur les temps de parcours, la pénibilité des trajets et les correspondances entre moyens de transport.
Plus que des réformes tarifaires, j’en appelle donc, dans les meilleurs délais, à l’établissement d’un schéma directeur digne de ce nom et à la hauteur des enjeux pour la partie sud du RER B. devra inclure des mesures solides et attendues de tous concernant :
- l’amélioration de l’information des voyageurs en cas d’incidents
- la fin de la « relève » en gare du Nord
- l’installation de portes palières aux gares critiques
- l’ouverture d’un quai supplémentaire à Denfert-Rochereau
- le renouvellement et l’acquisition de matériel roulant
- à plus long terme, des études fiables et un plan réaliste de doublement du tunnel de Chateiet, condition première d’une qualité de transport durable sur le RER B.
Enfin, la recherche de cohérence sur cette ligne entre les exploitants de la ligne, RATP et SNCF, doit, plus que jamais, être renforcée. Cette situation incomprise des voyageurs compromet lourdement notre efficacité d’action sur cette ligne. Cela implique, dans un premier temps, un centre de commandement unique entre les deux opérateurs. Je serai heureux d’évoquer ces sujets lors du comité de suivi du 16 novembre prochain.
Monsieur le Président, je ne veux pas opposer le développement de nouvelles offres avec l’amélioration de celle existante. Je souhaite uniquement relayer la parole, le cri d’alarme de 870 000 Franciliens qui, des Yvelines au Val d’Oise, en passant par Paris et l’Essonne, vivent dans des conditions indignes entre une et trois heures par jour.
Compte tenu de l’urgence de la situation, je souhaiterais pouvoir vous rencontrer sur site dans les meilleurs délais.
Je sais pouvoir compter sur vous et sur votre détermination à agir rapidement et durablement au service de nos usagers,
.
Le Grand Paris express ne sera qu’un réseau complémentaire et devra s’appuyer sur des RER performants et respectueux des trois millions de Franciliens l’empruntant quotidiennement. La tâche est ardue, le chemin est long. Le volontarisme est une obligation, le mien sera bien au rendez-vous pour écrire dès aujourd’hui une nouvelle page pour nos RER.
Je yetis prie de croire, Monsieur le Président Directeur Général, en l’assurance de mes salutations distinguées et de ma grande détermination.
Jérôme GUEDJ
Président du Conseil général de l’Essonne Administrateur du STIF

Partagez cette information

non aux intégrismes religieux

Communiqué de la Ligue des Droits de l’Homme:

«  Attachés à la démocratie, à la laïcité et au vivre ensemble, nous disons « non » aux intégrismes religieux
Ces dernières semaines ont été marquées par une offensive des extrémismes religieux dans notre pays. Depuis le 20 octobre, le Théâtre de la Ville à Paris a ainsi vu les représentations d’une pièce de l’Italien Roméo Castellucci (« Sur le concept du visage du fils de Dieu ») être fortement perturbées par des manifestations appelées par la mouvance catholique intégriste qui jugeait cette pièce blasphématoire. Les associations à la manœuvre (Civitas, l’AGRIF,… qui appartiennent à l’extrême droite traditionnelle) essaient de poursuivre cette offensive en suscitant ou en proférant des menaces à l’encontre d’une pièce qui sera prochainement donnée au Théâtre Garonne à Toulouse (« Golgota Picnic » de l’Argentin Rodrigo Garcia). Volontiers matinées d’antisémitisme et de haine des étrangers, les manifestations, déclarations et menaces qui se sont succédées sont des attaques contre le vivre ensemble auquel nous sommes attachés.
Ces derniers jours, la sortie du numéro de Charlie Hebdo en date du 2 novembre, représentant Mahomet et rebaptisé « Charia Hebdo », a été l’occasion de nouveaux appels à la haine et à la violence (site du journal hacké par des réseaux vraisemblablement islamistes, messages de menaces en cascade visant à remettre en cause le droit au blasphème,…). Ce 2 novembre, l’incendie criminel des locaux de Charlie Hebdo montrent qu’un palier a été franchi. Cet acte, qui n’est pas sans rappeler les sinistres autodafés, vise à faire taire un hebdomadaire au ton incisif et provocateur, c’est-à-dire une presse dont on connaît l’importance pour la vitalité de la démocratie. Qu’il soit le fait de personnes mues par une vision islamiste de la société ou qu’il relève d’une provocation de l’extrême droite, cet acte renvoie à une certitude : leurs auteurs sont, à l’instar des catholiques intégristes, des ennemis du vivre ensemble puisque l’effet, sinon le but, de leur acte favorise les tensions entre les citoyens, appelés à rejoindre, chacun avec sa religion en bandoulière, le camp de la haine, de l’intolérance et de la stigmatisation.
Les intégrismes religieux ont montré avec éclat ces dernières semaines à quel point ils étaient les ennemis de trois combats qui sont les nôtres :
- Le combat pour la démocratie, cette dernière étant indissociable du droit absolu au blasphème, c’est-à-dire le droit de critiquer les dogmes sacrés. Si ces dogmes devaient régler la vie sociale, l’espace de la libre discussion démocratique serait en effet tout bonnement impossible.
- Le combat pour la laïcité qui ne peut se marier avec le partage de l’espace public entre les différents dogmes et qui, au contraire, nécessite le refus de voir les religions être manipulées à des fins politiques.
- Le combat pour le vivre ensemble, incompatible avec les combats visant à intimer à chacun le devoir et l’ordre de rejoindre des communautés religieuses fermées et vivant de la haine de la religion ou de l’athéisme de l’autre.
Bien loin de nous intimider ou de nous faire vaciller sur nos convictions, les actes de ces dernières semaines ne font que renforcer notre détermination à poursuivre avec force et ténacité ces trois combats essentiels dans notre République.
Nous appelons tous les citoyens attachés comme nous à la démocratie, à la laïcité et au vivre ensemble à se rassembler ce dimanche 6 novembre à 15h00 sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris.

Premier signataires : LDH et SOS Racisme la CGT, la FSU, l’Unsa Educ, la FIDL, la Confédération Etudiante, Cap 21, le PCF, le PG, le MRAP, les JRG, NPNS, l’UEJF…

Partagez cette information

Fusillés pour l’exemple!

600 à 700 soldats ont été exécutés sommairement sur ordre des tribunaux militaires pendant la guerre de 1914-1918. La réhabilitation de ces fusillés, ni lâches, ni mutins, allés à l’extrème limite de leurs forces s’impose

Partagez cette information

Laïcité Inch’Allah

Le 3 Novembre à 20h30 au cinéma Jacques Prévert aux Ulis, projection du film de Nadia El Fani, suivie d’un débat animé par Michel Tubiana, président honoraire de la Ligue des Droits de l’Homme

Partagez cette information

Les 9 et 16 octobre, pour moi, c’est Martine Aubry!

Dimanche a lieu le premier tour des Primaires citoyennes organisées par le Parti socialiste. C’est un moment historique ! Pour la première fois en France, un parti propose à toute la population de choisir qui défendra les valeurs de la gauche à la prochaine élection présidentielle.

Quel que soit le choix issu de ces primaires, nous serons fiers et mobilisés autour du candidat ou de la candidate qui pourra devenir Président ou Présidente de la République française. Mais toutes et tous nous devons saisir cette opportunité démocratique qui nous permet de débattre et de nous impliquer dans cette élection importante.

Le rejet de la politique du Président et de son gouvernement, tant inefficace sur le plan économique qu’injuste socialement, est tel qu’un changement s’impose. Seuls les socialistes, soutenus par leurs alliés, offrent une alternative crédible. La période difficile dans laquelle se trouve notre pays en appelle à un programme à la fois de cohésion sociale et d’ambition pour l’avenir tel que le Projet socialiste.

Pour mettre en œuvre ce programme, il faut quelqu’un qui sache conduire le pays dans l’intérêt du plus grand nombre. Qui ait le courage de prendre les décisions qui s’imposent et qui soit animé par ces valeurs de solidarité et de justice que je partage et qui guident toutes mes actions.

Pour toutes ces raisons, j’ai choisi de m’engager aux cotés de Martine Aubry et de soutenir sa candidature.

Sa légitimité est incontestable par sa gestion d’une des plus grandes villes de France et par les politiques en faveur de l’emploi, et de la solidarité qu’elle a mises en place dans les différents postes ministériels qu’elle a occupés. Ces politiques sont toujours en vigueur aujourd’hui :

-      la loi sur les 35h, qui a permis la création de 350.000 emplois,

-      la couverture maladie universelle, qui garantie l’accès à une assurance maladie à 1,7 millions de personnes,

-      les emplois-jeunes,

-      l’allocation personnalisée d’autonomie pour les personnes âgées dépendantes,

-      elle a su combler le déficit de la sécurité sociale.

Son aptitude à gouverner avec sérieux et énergie, sans compromis, sans concession mais avec une écoute attentive fait d’elle notre meilleure prétendante à la fonction de Présidente de la République. Elle saura porter un nouveau modèle économique, social, durable. Elle donnera la priorité à l‘emploi, au pouvoir d’achat, aux services publics de l’éducation, de la sécurité et de la santé. Elle s’y est engagée.

Martine Aubry est aussi la seule candidate à mettre l’égalité entre les femmes et les hommes au cœur de son projet. Elle affirme très fortement son engagement contre le cumul des mandats qui empêche le renouvellement de la classe politique. Elle a choisi de faire de l’égalité salariale l’un des premiers projets de loi de sa mandature (projet déjà rédigé), de se battre contre la précarité des femmes, le droit à disposer de son corps, le partage du pouvoir et des responsabilités, de lutter contre les violences faites aux femmes et de permettre la déconstruction des préjugés et discriminations sexistes. Les propositions de Martine Aubry sur cet enjeu fondamental pour l’égalité sociale réelle de tou-te-s les citoyen-ne-s se trouvent sur un site dédié ici.

J’espère que vous serez nombreuses et nombreux à me suivre dans ce choix.

Alors saisissez l’occasion qu’aucun autre parti ne vous donne, de choisir votre candidat.  Le premier tour est capital. Dimanche, c’est vous qui décidez !

Partagez cette information

L’égalité femmes-hommes, enjeu des élections présidentielles!

Le 28 septembre dernier, à l’issue du deuxième débat télévisé des primaires citoyennes, se tenait à Evry, une réunion publique sur l’importance de l’égalité femmes-hommes dans ces élections: « L’égalité femmes-hommes, enjeu de mon vote aux primaires et en 2012″

Carlos Da Silva, Maud Olivier, Morgane Caradec et Isabelle Roullier à la tribune

A mon initiative, ainsi qu’à celle du Premier secrétaire de la Fédération de l’Essonne du Parti socialiste, Carlos Da Silva, et de la secrétaire fédérale aux droits des femmes, Isabelle Roullier, nous avons voulu montrer combien l’égalité femmes-hommes devait être un enjeu des présidentielles, et avant cela, des Primaires Citoyennes. Le Mouvement des Jeunes socialistes, représenté par Morgane Caradec, est également venu présenter les engagements et propositions qui ont été faites pour alimenter le Projet socialiste.

La forte participation à cette réunion, ainsi que la haute qualité du débat avec la salle nous encourage toutes et tous à renouveler ces réunions. Vous trouverez ici le compte-rendu de cette réunion, sur le site de la Fédération socialiste de l’Essonne.

Partagez cette information

Victoire en mi-teinte : Sénat à gauche, parité grande perdante

Dimanche 25 septembre 2011 est un jour qui restera ancré dans l’histoire politique de notre pays. Le samedi 1er octobre également.

 Le Sénat a basculé à gauche pour la première fois sous la Vème République et avec lui, c’est toute la gauche rassemblée qui fait un grand pas en avant dans la perspective des élections présidentielles de 2012. L’élection du premier président de gauche du Sénat de toute l’Histoire de la Vème République a montré la force de cette gauche rassemblée.

 Evidemment, le gain du Sénat n’assure en rien au peuple de gauche la prise de la Présidence de la République, mais il n’est pas uniquement le résultat d’un « mécanisme électoral », tel que l’a laissé entendre Jean-François Copé dans un communiqué à l’encéphalogramme plat, tout droit sorti du cabinet de Nicolas Sarkozy. Il découle bien entendu des victoires successives de la gauche depuis les municipales de 2008. Mais il traduit, dans les collectivités locales, un rejet de la méthode Sarkozy-Fillon qui étrangle les communes, les départements et les régions (comme le transfert de compétences de l’Etat aux collectivités sans les compenser financièrement) et une envie de changement dans tous les territoires.

 Le Sénat à gauche, ce n’est pas seulement un symbole. C’est la possibilité, enfin de peser politiquement sur les décisions prises par le gouvernement. C’est la possibilité de faire barrage à l’injustice dont la droite s’est fait une spécialité depuis maintenant presque 10 ans. C’est réinstaurer une vraie démocratie, faite de  contre-pouvoirs, un multilatéralisme sans lequel la république ne peut s’épanouir. C’est, enfin, la perspective de participer pleinement au redressement de la situation dans laquelle se trouve notre pays, aussi bien économiquement que politiquement et surtout, socialement.

 Ce succès électoral, nous le devons aussi à notre département, qui est à sa place dans l’échiquier politique national : ancré à gauche depuis maintenant près de 13 ans, il participe de sa dynamique de victoire à construire une union durable des principales forces progressistes départementales.

 Le résultat de la gauche, dans notre département où les grands électeurs de droite et divers droite sont majoritaires, avec 1193 voix est un score historique et inégalé (51%). Ce sont donc trois sénateurs essonniens qui nous représenteront au Sénat pour défendre nos valeurs.

 Cette victoire historique est malheureusement contrebalancée par le faible nombre de femmes élues  à la Chambre basse. Jusque là, la parité progressait, le Sénat étant d’ailleurs à cet égard meilleur élève que sa comparse du Palais Bourbon : 21,9% contre 18,5%. Aujourd’hui, ce déjà maigre chiffre stagne voire recule : 21,8% de femmes élues en 2011. A gauche mais surtout à droite, les techniques d’évitement de la parité ont fait florès. La multiplication des listes, avec quasi systématiquement un homme à leur tête, a permis à ces messieurs d’éviter de laisser leur place aux dames. Bien triste mise en pratique de principes supposés partagés par tous puisque inscrits dans notre constitution depuis plus de 10 ans maintenant.

Alors oui, le Sénat est à gauche et c’est une très bonne nouvelle. Mais notre société à 52% féminine est toujours gouvernée par les hommes. Alors je serai vigilante à ce que les engagements pris lors de la convention de rénovation du Parti soient appliqués, sans concessions :

- La parité intégrale sera appliquée dans l’ensemble des instances du Parti.

- Le Parti Socialiste présentera au moins 50% de femmes candidates aux élections législatives et visera l’objectif de 50% d’élues aux élections de juin 2012.

- Pour les fédérations n’appliquant pas la parité aux élections locales, l’impact financier leur sera répercuté.

 De la même façon, nos candidat-e-s aux Primaires ne doivent pas reculer quant au Projet socialiste adopté par les militant-e-s :

- Pour les élections nationales, les partis politiques qui ne respecteront pas l’objectif de la parité dans le cadre des investitures verront leur dotation publique supprimée.

- Pour que les candidates ne figurent pas seulement dans les circonscriptions « ingagnables », la modulation des dotations publiques aux partis pourra se faire aussi en fonction des résultats effectifs aux élections législatives.

- Les parlementaires ne pourront plus cumuler leur mandat et leur fonction avec la responsabilité d’un exécutif local.

- Le gouvernement sera composé à parité de femmes et d’hommes.

 Ces engagements doivent être appliqués dès 2012 !

 Avec un Sénat à gauche et ce Projet socialiste, maintenant cap vers 2012 !

 

Partagez cette information
…sur le blog de :

Maud Olivier

Maire de la ville des Ulis

Conseillère générale de l'Essonne déléguée de la lutte contre les discriminations et à l'égalité Femme/Homme.

Femme engagée pour la défense des droits de l'homme et militante du parti socialiste